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August Zang, l'inventeur du croissant et de la baguette


Quand on parle de boulangerie française, on pense tout de suite à l’odeur du pain chaud, aux baguettes croustillantes et aux croissants dorés qui fondent dans la bouche.


Des symboles si forts de notre culture qu’on oublie qu’ils ont tous un point commun : un homme venu d’ailleurs, August Zang. Eh oui, sans lui, votre vitrine du matin n’aurait peut-être pas le même visuel !


Mais qui était vraiment August Zang ? Et pourquoi son nom mérite-t-il une place de choix dans l’histoire de la boulangerie ? Installez-vous avec un bon croissant, on vous raconte !!


Un Autrichien à Paris


August Zang était un ancien officier autrichien, né en 1807. Rien ne le prédestinait à révolutionner la scène boulangère française. Pourtant, en 1838, il ouvre à Paris une boulangerie viennoise baptisée “Boulangerie Viennoise”, rue de Richelieu. À l’époque, c’est un ovni dans le paysage parisien.


Sa grande idée ? Introduire les méthodes de panification viennoises. Plus précisément, des techniques de fermentation et de cuisson qui apportent du moelleux et une croûte fine aux pains. Ses spécialités font rapidement parler d’elles : kipferl, pain au lait, brioche… Et l’ancêtre du croissant que l’on connaît aujourd’hui !




La boulangerie qui inventa les premiers croissants de France
La boulangerie d'August Zang à Paris


Du kipferl au croissant


Le croissant, ce classique du matin, est en fait une évolution du kipferl, une viennoiserie courbée en forme de croissant de lune, traditionnelle en Autriche et en Europe centrale. August Zang en adapte la recette au goût français, notamment en remplaçant la pâte briochée par une pâte feuilletée levée, plus riche et plus croustillante.


Le résultat plaît immédiatement. Les boulangers parisiens s’y intéressent, imitent, adaptent… et bientôt, le croissant devient français. Pourtant, peu se souviennent que c’est grâce à un Autrichien que cette viennoiserie est arrivée jusqu’à nos vitrines !




Kipferl - brioche viennoise
Le kipferl - brioche viennoise

La baguette, un autre héritage méconnu


L’histoire de la baguette est plus floue. On l’appelle souvent “le pain français” par excellence. Pourtant, August Zang a également influencé sa naissance.


En important ses fours viennois à vapeur, il a permis de produire un pain plus léger à l’intérieur et croustillant à l’extérieur. Cette technique a profondément changé la texture du pain tel qu’on le connaissait en France au XIXe siècle.


Certains historiens affirment même que ces pains allongés, plus faciles à cuire et à portionner, préfigurent la baguette moderne. Une fois de plus, Zang est dans le coup !


Pourquoi ça vous concerne, vous, boulanger ou patron de boulangerie ?


Connaître cette histoire, ce n’est pas seulement pour épater les clients ou briller dans un post Instagram. C’est aussi une leçon sur l'innovation et l’audace !

Zang a totalement transformé un paysage de la boulangerie déjà bien installée. Il a osé proposer autre chose, un pain différent, une texture nouvelle… et il a conquis la capitale du goût. Pas mal pour un Autrichien dans le Paris du XIXe siècle, non ?


Alors posez-vous la question : quelles idées nouvelles pourriez-vous oser dans votre boulangerie ? Une nouvelle recette de pain inspirée d’ailleurs ? Une gamme de viennoiseries revisitées ? Des techniques de cuisson venues d’autres pays ? Un four nouvelle génération ?

Comme Zang, l’innovation ne passe pas toujours par une révolution. Parfois, c’est une simple adaptation qui change la donne.



L’héritage d'August Zang dans le monde de la boulangerie


Aujourd’hui, les viennoiseries sont devenues incontournables dans toute boulangerie digne de ce nom. Pain au chocolat, chausson aux pommes, croissant aux amandes… Toutes ces douceurs font partie du quotidien des Français.


Quant à la baguette, elle est tellement emblématique qu'elle a rejoint le patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en 2022. Une fierté nationale qui, en partie, doit son existence à ce curieux Autrichien au flair incontestable.




En conclusion


August Zang n’était pas juste un expat’ en quête de succès. C'était un visionnaire. Grâce à lui, la boulangerie française s'est ouverte à de nouvelles techniques, de nouvelles textures, de nouveaux goûts.


Son héritage ne se limite pas à une viennoiserie ou une baguette. Il nous rappelle que l'audace et l’innovation peuvent transformer un petit commerce de quartier en institution de la gastronomie.


Alors, la prochaine fois que vous sortez une fournée de croissants du four, pensez à Zang. Et demandez-vous : quelle sera, vous, votre prochaine idée brillante ?


Parce qu’au fond, la boulangerie, c’est aussi une histoire d’audace. Et August Zang en est le meilleur exemple.

 
 
 

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